Stablecoins : Washington et Londres publient une feuille de route commune tandis que le CLARITY Act s'enlise
Résumé du marché par IA
Une feuille de route conjointe États-Unis–Royaume-Uni sur les stablecoins/la tokenisation signale l'intention de réduire les frictions réglementaires, notamment en évitant des exigences de réserves disproportionnées et en permettant une utilisation transfrontalière. Cela soutient les récits d'adoption institutionnelle, mais la clarté à court terme de la structure de marché américaine demeure incertaine, alors que le CLARITY Act est au point mort et devient politisé. La divergence des politiques accroît le risque de titres réglementaires pour l'infrastructure crypto et l'activité de marché liée aux stablecoins.
Niveau d'impact
● Moyen
Actifs concernés
BTC/USDT+0.57%
Infos de l'IA · BTC/USDTInfos de l'IA
● neutre
Trader maintenant
⚠️ Les infos générées par l'IA sont basées sur des contenus d'actualité et fournies à titre informatif uniquement. Elles ne constituent pas des conseils en investissement et ne reflètent pas les positions de BingX. Investir comporte des risques. Tradez de manière responsable.
Les États-Unis et le Royaume-Uni réaffirment leur volonté de réduire les frictions réglementaires autour des actifs numériques et d'accélérer la modernisation des marchés de capitaux. Dans une déclaration conjointe publiée le 14 juillet, les deux gouvernements ont détaillé une position en 10 points sur les stablecoins et les actifs tokenisés, avec l'innovation comme pilier central.
Washington et Londres considèrent les stablecoins comme un vecteur clé d'innovation pour la monnaie numérique et affichent leur intention d'en faciliter l'usage dans la finance transfrontalière. Le texte aborde notamment les réserves, la liquidité et les exigences prudentielles applicables aux émetteurs souhaitant opérer sur les deux marchés. Point marquant : les deux pays s'engagent à ne pas "imposer des exigences de réserves excessives", jugées disproportionnées au regard des risques et susceptibles de créer des barrières à l'entrée injustifiées.
Cette prise de position intervient alors que le Royaume-Uni a récemment assoupli son approche. Le plan initial prévoyait que 60% des réserves seulement puissent être rémunérées, les 40% restants devant être déposés à la banque centrale sans rendement. Le secteur avait dénoncé un dispositif anticoncurrentiel. En réponse, la Bank of England a amendé sa proposition : jusqu'à 70% des réserves peuvent désormais être placées en obligations rémunérées, et l'exigence de trésorerie est ramenée à 30%. L'architecture se rapproche du cadre américain du GENIUS Act, qui impose des réserves adossées à des actifs très liquides, comme les bons du Trésor américain. Londres a aussi supprimé ses plafonds de détention par stablecoin afin de s'aligner sur l'ouverture du marché américain.
Des divergences persistent sur certains volets de la régulation crypto. Le Royaume-Uni prévoit notamment de différer l'imposition des plus-values pour le crypto lending afin d'éviter une charge et une double imposition. Ces règles doivent entrer en vigueur en 2027, en même temps qu'un cadre réglementaire plus large couvrant les stablecoins, les plateformes d'échange, le staking, les abus de marché, entre autres.
Aux États-Unis, le projet de loi sur la structure des marchés crypto, le CLARITY Act, reste au point mort et pourrait être repoussé jusqu'aux années 2030. Les dispositions liées à l'éthique compliquent le débat : la probabilité d'adoption est tombée à un plus bas annuel record de 32% avant de remonter brièvement à 38%. Selon Miles Jennings, directeur juridique du fonds a16z, le texte s'est politisé dans un climat de rhétorique antitech de plus en plus marquée entre républicains et démocrates.
En toile de fond, Londres et Washington affichent l'objectif d'un cadre fluide pour les stablecoins et la tokenisation. L'incertitude autour du CLARITY Act fait peser un risque de décrochage des États-Unis.
Résumé : Les États-Unis et le Royaume-Uni promettent de réduire les frictions pour l'usage des stablecoins afin de soutenir l'innovation sur les marchés de capitaux. Les États-Unis pourraient toutefois prendre du retard, les anticipations d'adoption du CLARITY Act étant tombées à des niveaux historiquement bas.