TRON dépasse Ethereum sur les revenus mensuels de couche 1

TRON a enregistré 23,85 millions de dollars de revenus mensuels, près de quatre fois les 6,04 millions d'Ethereum, selon les chiffres publiés par Whale Factor. Les multiples de valorisation annualisés s'échelonnent très largement : 58x pour MON, 108x pour TRX, près de 3 900x pour ETH et plus de 5 300x pour BNB. Les données de « baselayer » excluent une partie des revenus des applications : les revenus on-chain déclarés ne reflètent donc pas l'activité économique globale de chaque réseau. Sur les revenus de couche 1, TRON devance neuf réseaux concurrents, et ces écarts de valorisation considérables vont conduire certains investisseurs à s'interroger sur la valorisation de l'activité blockchain. TRON en tête du classement mensuel La comparaison de marché de Whale Factor place TRON ($TRX) en première position avec 23,85 millions de dollars de revenus mensuels. Ethereum (ETH) suit à 6,04 millions, Solana (SOL) à 3,32 millions. BNB vient ensuite à 1,49 million, très loin des réseaux de tête. Sur le mois mesuré, TRON a généré près de 3,9 fois les revenus on-chain déclarés d'Ethereum, soit un écart de 17,81 millions de dollars. La comparaison porte sur les revenus déclarés, non sur la valeur totale de chaque écosystème. Les autres réseaux affichent des totaux mensuels plus faibles : Hyperliquid ($HYPE) 520 900 dollars, Avalanche (AVAX) 451 100 dollars. Monad (MON), Injective (INJ), Internet Computer (ICP) et NEAR complètent la liste. TRX s'échangeait autour de 0,3301 dollar le 26 octobre 2026, selon les données de marché de MetaMask. Ce cours fournit un contexte, sans expliquer l'avance du réseau en matière de revenus : revenus et prix du token mesurent des aspects différents de la position d'une blockchain. Des multiples de valorisation très dispersés Whale Factor rapporte également la valorisation des tokens à leurs revenus annualisés. TRX affiche un multiple de 108 fois, MON de 58 fois. Celui d'Ethereum approche 3 900 fois, celui de BNB dépasse 5 300 fois. Le contraste entre revenus déclarés et valeur de marché est frappant. Des multiples élevés traduisent l'anticipation d'une hausse future de l'activité ; un multiple faible ne prouve pas pour autant qu'un actif est sous-évalué. Le multiple plus bas de MON retiendra l'attention des investisseurs qui comparent les réseaux, mais la dynamique des revenus, l'offre de tokens et la demande future pèsent tout autant dans l'évaluation. Le multiple d'Ethereum renvoie une image différente de l'avance de TRON sur les revenus : sa valorisation peut refléter des anticipations qui dépassent les revenus pris en compte ici, sans que ces chiffres permettent de dire si elles se réaliseront. Les revenus des applications restent hors champ La publication de Whale Factor précise que les revenus de couche 1 excluent ceux générés par certaines applications. L'activité de futures perpétuels d'Hyperliquid s'exécute au-dessus de sa blockchain : les 520 900 dollars déclarés ne captent donc pas tous les revenus de cette application. La distinction compte lorsque l'on compare des réseaux aux structures économiques différentes : certains flux génèrent des frais au niveau de la couche de base, d'autres sont collectés séparément par les applications. Une comparaison limitée à la chaîne peut ainsi ignorer des revenus créés ailleurs dans l'écosystème. Ces chiffres ne constituent qu'un instantané mensuel. Les revenus évoluent avec la demande de transactions, les frais et les conditions de marché ; multiplier un mois par douze peut fausser les valorisations. Le classement ne dit rien de la stabilité des revenus sur plusieurs mois, et les revenus d'un réseau ne se traduisent pas automatiquement en revenu pour les détenteurs de tokens. Autant de questions qui exigent d'autres éléments que la comparaison fournie. TRON mène les réseaux listés sur les revenus mensuels, MON affiche le multiple le plus bas. Ni l'un ni l'autre ne tranche la question de la meilleure valorisation : il faudrait des séries de revenus cohérentes, des données de valorisation et des preuves de demande future pour conclure.