L'Iran intensifie sa riposte, l'avenir du détroit d'Ormuz reste incertain
Résumé du marché par IA
L'escalade des hostilités entre les États-Unis et l'Iran, ainsi que la déclaration de l'Iran selon laquelle le détroit d'Ormuz ne rouvrira pas tant que les opérations américaines se poursuivent, entraînent une forte hausse des primes de risque liées aux chaînes d'approvisionnement et au transport maritime sur les marchés de l'énergie. Si l'abandon par les États-Unis de l'examen d'une taxe de transit de 20 % réduit un risque extrême de politique publique, l'incertitude concernant la navigation, le déminage potentiel et la poursuite des frappes maintiennent une volatilité élevée à court terme, avec des retombées susceptibles de s'étendre aux actifs risqués plus largement via des préoccupations liées à l'inflation et à la croissance.
Niveau d'impact
● Élevé
Actifs concernés
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Selon Huo Xing Finance, la situation au Moyen-Orient s'est de nouveau tendue dans la nuit et au matin du 15 juillet. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé le lancement de l'"opération Nasr 2" et affirmé que les États-Unis étaient entrés dans un "état de guerre formel".
Téhéran dit avoir visé des installations militaires américaines à Bahreïn et en Jordanie, et revendique la destruction de radars Patriot, d'un radar de défense aérienne de la Ve flotte de l'US Navy ainsi que de systèmes d'alerte précoce C-RAM. L'Iran affirme aussi avoir frappé le quartier général de la Ve flotte. Les autorités iraniennes ont en outre fait état d'une explosion sur une base américaine au Koweït et assuré avoir attaqué et détruit deux navires en violation des normes internationales.
Washington a indiqué avoir mené une nouvelle série de frappes contre l'Iran, alors qu'environ 50'000 militaires américains seraient actuellement déployés au Moyen-Orient. Des responsables américains ont précisé que les forces américaines avaient conduit mardi plusieurs frappes additionnelles sur des cibles militaires iraniennes afin d'éliminer des menaces émergentes.
Sur le terrain en Iran, la tension demeure élevée sur plusieurs sites. Des informations font état d'explosions ou d'attaques dans l'ouest de Bandar Abbas, à Bushehr, Bonpul, Chabahar et sur l'île de Hengam. Des systèmes de défense aérienne ont été activés à proximité de la centrale nucléaire de Bushehr.
La Jordanie a déclaré avoir intercepté et abattu quatre missiles tirés depuis le territoire iranien après leur entrée dans son espace aérien.
Concernant le détroit d'Ormuz, l'armée iranienne a déclaré que le passage ne rouvrirait pas tant que les actions militaires américaines se poursuivraient. Le CGRI a ajouté que la réouverture resterait retardée aussi longtemps que les opérations américaines continueraient. La France a fait savoir qu'elle était prête à participer à des opérations de déminage si nécessaire. Oman a réaffirmé sa volonté de poursuivre une médiation visant à rétablir la liberté de navigation dans le détroit.
La position américaine sur l'éventuelle mise en place de droits de passage a également évolué. Des responsables de la Maison-Blanche avaient indiqué que le président Trump envisageait sérieusement d'instaurer une redevance de transit de 20%, avant que Donald Trump n'affirme que personne ne devait facturer le passage dans le détroit. Le secrétaire américain à l'Énergie, Wright, a confirmé que l'option d'un prélèvement de 20% avait été abandonnée.
Par ailleurs, le Liban et Israël mènent actuellement des négociations à Rome, en Italie, afin de discuter de la mise en œuvre d'un accord de fin des hostilités, incluant la délimitation de zones tampons et un calendrier de retrait des troupes israéliennes.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné la décision du Royaume-Uni de qualifier le CGRI de menace pour la sécurité nationale. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que l'Iran n'avait actuellement aucun engagement au titre du protocole d'accord d'Islamabad.